vendredi 27 mars 2009

Un blog ami

Si vous voulez connaître le Bénin voici l'adresse d'un blog ami:

www.enfants-du-benin.com

Le cadeau de Marie thérèse

Merci à Marie Thérèse pour ce rap

comme nous Marie Thérèse envoie des livres au Bénin et soutient des collègiens et lycéens.

Elle nous recommande de le lire en rap

Le Rap du Zem par Marie Therèse






















J’suis zem à Porto-Novo

J’ai vingt ans et pas d’boulot

Je galère sur ma moto

Vert et jaune est mon maillot

J’ai un numéro dans l’dos.


Je suis zem à Cotonou

Je patauge dans la boue

J’ai les poumons pleins de trous

L’oxyde d’azote m’empoisonne

Un peu plus chaque jour.


Je suis zem à Tanguiéta

Dans la belle Atakora

Y’a quinze marmots au tata

Trois mamans et mon papa

Qui survivent grâce à moi.


Je suis zem à Abomey

J’ai un beau gilet violet

Les yovos, ces grands niais

Croient qu’l’abolition, c’est fait

Mais pour moi, ce n’est pas vrai !


L’esclavage, c’est pas fini !

J’suis esclave dans mon pays


J’pue le gas-oil jour et nuit

Je suis trempé sous la pluie


J’suis un galérien-diesel

Qui rame sous le chaud soleil ;


Je fais ce drôle de boulot

J’ai pas d’casque et pas d’rétro

Je m’endors sur ma moto

Je n’existe presque pas

Je ne suis qu’un numéro.


Vous ne me voyez même pas

Vous me sifflez :tst.. tst. tst

Vous me criez :zem ! zem !zem !

Mais être zem ,c’est pas zen

Non, être zem ,c’est pas zen !


J’ai vingt ans et même trente ans

Je fais zem pour pas crever

Je fais zem pour étudier

Je fais zem pour tout payer

Je fais zem comme des milliers

Qui passent pas à la télé

Qui n’ont pas pu fonctionner

Avoir un cousin douanier

Ou un blanc à récolter.

On m’accuse de polluer

On me traite de raté

On me dit un peu fêlé

Je finis par vous gêner


Ho !les grands quelqu’uns là-haut !

Sauvez-nous de la moto !

Construisez-nous un métro !

Donnez-nous des vrais boulots !

J’ai vingt ans et pas d’boulot


Je galère sur ma moto .

L’esclavage ,c’est pas fini,


J’suis esclave dans mon pays !

J’ai vint ans et pas d’boulot

Je galère sur ma moto .

L’esclavage, c’est pas fini

J’suis esclave dans mon pays .

TOURNAGE HIER





















Nous avons oublié les appareils photos!!
Heureusement Valerio avait apporté deux caméras!

Après que chacun ait reçu son texte : le travail fut de l'apprendre.
le mieux c'est de s'y mettre à deux, de le lire et réciter à haute voix dans le couloir à un copain ou à une copine.

Il faut l'apprendre, le mémoriser mais ce n'est pas tout il faut également mettre le ton et savoir ce qu'on fait de ses mains, de ses bras, de son corps.

Jouer dans un film ce n'est pas du tout comme lire un texte assis à sa table de classe!

Mention spéciale à Amadou qui non seulement l'a très bien récité, mais aussi a dansé dessus!
les rushes sont super!

merci spécial à toute l'équipe des filles qui l'ont entraîné.

Même si chacun est seul devant la caméra, avant c'est tout un travail d'équipe.

Et bravo aux 11 autres qui se sont drôlement bien débrouillés.

maintenant tout est dans la boîte, ou plutôt dans la carte mémoire.

prochain épisode : le montage!

mais c'est l'affaire du spécialiste qui nous réservera sûrement des surprises avec images d'archives, plans de coupe..... A voir

mercredi 25 mars 2009

DEMAIN ON TOURNE



















version cinéma de la Flûte-à-parler

Elle, c'est Joris, élève de CE1 à Ouidah à l'école du quartier Brésilien qui filme sur la plage.
Dans son école est installée l'école de cinéma de Valerio : "fiwé, allumez les étoiles"